L’hydroélectricité permet d’éviter l’émission de 55 à 77 millions de tonnes équivalent CO2 par an en France. Son potentiel de recherche et de développement reste très important.
L’énergie hydroélectrique est une des plus anciennes et la plus importante énergie électrique renouvelable au monde. L’hydroélectricité représente en effet 94 % de l’électricité produite d’origine renouvelable. Elle possède l’avantage de pouvoir stocker de l’énergie et reste une énergie très compétitive au niveau du coût (de 2 à 5 c€/kWh).
La France, dont le relief est particulièrement favorable, a développé un parc hydroélectrique important et possède de grands groupes industriels leaders sur les technologies de la grande hydraulique, présents dans le monde sur des marchés portant sur la reconception des centrales les plus anciennes dans les pays développés et la construction de nouveaux aménagements dans les pays en développement.
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L’enjeu au niveau national sur la réhabilitation / reconception des centrales hydroélectriques est d’accroître leur productivité d’environ 5 %.
La R&D et les progrès technologiques permettront d’améliorer la fi abilité et la disponibilité des installations grâce à des gains de performance sur les technologies de l’hydraulique. Des systèmes innovants utilisant les courants fluviaux ou marins, les hydroliennes, sont également en développement.
Par ailleurs, la gestion de la ressource en eau à l’échelle des grands bassins prend une importance capitale face à la rareté de la ressource et aux besoins de développement humain. Dans ce contexte, la prise en compte de la problématique sédimentaire devient une nécessité pour une gestion durable des aménagements hydroélectriques du parc existant en raison de l’envasement des retenues qui a réduit leur intérêt énergétique, voire même leur capacité à constituer des réserves pour l’alimentation en eau.
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La France connaît cette situation sur plusieurs bassins sédimentaires à production importante, comme celui de la Durance. C’est le cas également, à une échelle encore plus importante, de nombreux pays dans le monde. C’est pourquoi la recherche doit également se développer dans ce sens.
La petite hydraulique quant à elle connaît un développement diffi cile, se heurtant parfois aux oppositions des riverains et des pêcheurs. La recherche vise à la réalisation de turbines écologiques et de dispositions constructives respectant davantage les milieux aquatiques. D’autres champs d’application à faible enjeu environnemental apparaissent, par exemple dans la pico ou la micro-hydraulique pour équiper des adductions dans les réseaux de transport ou de distribution de l’eau.
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En France, l’hydroélectricité permet déjà d’éviter l’émission de 55 à 77 millions de tonnes équivalent CO2 par an. L’optimisation du potentiel énergétique des aménagements existants et la recherche de gain dans leur gestion, la reconception des centrales anciennes, le développement de nouvelles technologies comme les hydroliennes et l’utilisation du potentiel disponible dans le respect du développement durable sont indispensables pour respecter les engagements pris : diviser les émissions de gaz à effet de serre par 4 d’ici 2050.
Actuellement la moitié du potentiel hydraulique mondial est déjà exploité. La croissance de la production devrait se poursuivre grâce aux pays émergents qui ne sont pas encore équipés.
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C’est donc un important marché international sur lequel les industriels français doivent être présents. Il leur faut continuer à investir dans la R&D afin d’être compétitifs face aux concurrents américains, européens et asiatiques. Une contribution de l’Etat français en soutien à cette R&D leur permettra d’innover pour se démarquer plus nettement de leurs concurrents.
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